L'information sûre en un clic

Justice : 14 mois de prison requis contre Rebo Tchulo, la partie civile réclame 250.000 USD

Le ministère public a requis 14 mois d’emprisonnement contre la chanteuse congolaise Déborah Tshimpaka Mulanga, alias Rebo Tchulo, poursuivie devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema.

Au cours de l’audience du jeudi 6 août, le substitut de l’auditeur militaire supérieur, le major-magistrat Prudence Mbambi, a demandé à la juridiction de déclarer la prévenue coupable des faits qui lui sont reprochés, notamment l’incitation de militaires à poser des actes contraires à la loi et à la discipline des FARDC.

Le ministère public a également requis sa condamnation au paiement des frais de justice, dont le montant devra être fixé ultérieurement par le greffier.

250.000 USD réclamés par la partie civile

De leur côté, les avocats de Platini Kasaï Sadisa ont soutenu que leur client aurait subi d’importants préjudices, évoquant notamment des actes de torture physique et morale, des menaces de mort et des faits d’extorsion.

La partie civile réclame ainsi 250.000 dollars américains de dommages et intérêts à charge de Rebo Tchulo, au titre de la seule infraction d’incitation des militaires. Elle demande également que l’artiste assure la prise en charge médicale complète de la victime à l’étranger, estimant que sa sécurité demeure menacée.

Cette affaire implique également 13 militaires, dont quatre en fuite, poursuivis notamment pour des faits présumés de torture, d’extorsion, de concussion et de violation des consignes militaires au préjudice de Platini Kasaï Sadisa.

Le verdict attendu lundi

Après les plaidoiries de la partie civile et de la défense, ainsi que le réquisitoire du ministère public, le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema a renvoyé l’affaire au lundi 10 août.

Rebo Tchulo devra donc encore patienter avant d’être fixée sur son sort.

Il convient de rappeler que les réquisitions du ministère public et les demandes de la partie civile ne constituent pas une condamnation définitive. Il revient désormais au tribunal de délibérer et de rendre son jugement, lequel pourra confirmer, rejeter ou modifier les réquisitions du ministère public.

Baby MOSHA

Laisser un commentaire