La Régie des Fourrières et de Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa (RFCK) dément les informations faisant état de 80 millions de dollars américains de recettes mensuelles générées par le contrôle technique des véhicules dans la capitale.
Dans un communiqué de presse, la Cellule de communication de la RFCK qualifie ces allégations de fantaisistes et infondées, dénonçant des informations diffusées sur les réseaux sociaux dans le but, selon elle, de déstabiliser la Ville et de nuire à son directeur général, Kajoz Kasinzi Mafolo Joseph.
Pour étayer son démenti, la régie explique que les montants perçus sont fixés par les textes réglementaires et directement encaissés par les guichets avancés des banques installés dans les centres agréés. Elle précise également que sa rétrocession représente actuellement 20 % du taux de la redevance, contre 37 % auparavant.
Selon les chiffres communiqués par la RFCK, la rétrocession moyenne revenant à la régie est de 5,18 dollars par véhicule, au titre de la mobilisation et du fonctionnement.
*55 000 véhicules contrôlés en sept mois*
La RFCK met également en avant la hausse du nombre de véhicules soumis au contrôle technique. Pour la première échéance, couvrant la période de septembre 2025 à mars 2026, elle affirme avoir contrôlé 55 000 véhicules, contre moins de 5 000 contrôles annuels les années précédentes.
Pour la deuxième échéance, actuellement en cours, 13 000 véhicules auraient déjà été enregistrés.
Ces chiffres sont avancés par la régie pour contester la possibilité de générer les 80 millions de dollars mensuels évoqués sur les réseaux sociaux.
La RFCK rappelle par ailleurs que le contrôle technique obligatoire des véhicules relève d’un cadre légal national et existe depuis plusieurs décennies en RDC, sous différentes appellations.
Enfin, l’institution indique que la commission ECOFIN de l’Assemblée provinciale de Kinshasa mène actuellement une mission de contrôle au sein de ses services. Elle assure vouloir privilégier cette démarche institutionnelle plutôt que les polémiques sur les réseaux sociaux et réaffirme son engagement en faveur de la transparence, de la sécurité routière et du redressement des finances publiques de Kinshasa.
Baby MOSHA