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Au cœur d’un séminaire de formation : magistrats, auditeurs et cadres de la Cour des comptes, experts de l’IGF, ainsi que les responsables administratifs et financiers des projets appuyés par la BAD, pour un contrôle renforcé en RDC

Clôturé samedi 21 mars 2026 au Village Vénus, à Bibwa, un séminaire de haut niveau a permis aux magistrats, auditeurs et cadres de la Cour des comptes, aux experts de l’Inspection Générale des Finances (IGF), ainsi qu’aux responsables administratifs et financiers des projets appuyés par la Banque Africaine de Développement (BAD), de se familiariser avec les normes du Système Comptable des Entités à But Non Lucratif (SYCBNL). Cette formation représente une avancée majeure pour renforcer la transparence et la qualité des audits des projets financés par la BAD.

Organisé avec l’appui de la BAD dans le cadre du Projet d’Appui à la Relance de l’Économie Congolaise (PAREC), l’atelier a réuni les principaux acteurs du contrôle et de la gestion financière, offrant une plateforme d’échanges et de formation autour du SYCBNL, devenu obligatoire depuis le 1er janvier 2024 pour toutes les entités à but non lucratif en République démocratique du Congo, notamment les ONG, associations professionnelles, projets de développement, partis politiques et confessions religieuses.


L’objectif de ce séminaire était de renforcer les compétences des professionnels afin qu’ils exercent efficacement leurs missions de contrôle et d’audit, dans un contexte où la RDC a conclu plusieurs accords avec des bailleurs de fonds internationaux tels que la Banque mondiale et la BAD.

Ces partenariats reposent sur la confiance et mobilisent des ressources financières considérables destinées à améliorer les conditions de vie des populations congolaises. Leur utilisation optimale est donc cruciale pour garantir un impact concret et durable, y compris lors des remboursements.

Le séminaire a également permis de présenter en détail le SYCBNL et ses implications pour les audits. Les participants ont été formés à assurer la régularité des états financiers, c’est-à-dire leur conformité aux lois et règlements, ainsi que leur sincérité, garantissant que les comptes reflètent fidèlement la situation financière des entités. Cette maîtrise est essentielle pour les auditeurs, inspecteurs et magistrats afin de garantir un contrôle rigoureux des projets financés par les bailleurs de fonds.
Il s’agit là d’une véritable valeur ajoutée.

Désormais, les participants seront en mesure de conduire leurs audits avec plus de rigueur, en maîtrisant précisément les éléments attendus dans les états financiers, conformément aux normes en vigueur.


Les participants ont également exprimé leur vive satisfaction quant à l’appui de la BAD, apporté à travers la CFEF. Selon eux, cet accompagnement ne s’est pas limité à un soutien financier, mais a été aussi technique, grâce à la qualité des experts de haut niveau mis à leur disposition et rigoureusement sélectionnés par ces institutions. Au départ, certains pouvaient être dubitatifs, notamment concernant certaines orientations pédagogiques, avec le recul, il apparaît toutefois que ces choix ont été particulièrement judicieux, contribuant à la pertinence et à l’efficacité de la formation.


En définitive, cet atelier constitue une étape clé pour le renforcement de la gouvernance financière en République démocratique du Congo. Il illustre la volonté des autorités congolaises et de leurs partenaires internationaux d’améliorer la qualité des audits et la gestion des projets, au bénéfice direct du développement local et de la population.

Baby MOSHA

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