8 janvier 2026
18:31
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Santé : l’État congolais reprend la gestion de l’Hôpital du Cinquantenaire de Kinshasa

Le gouvernement congolais a officiellement repris le contrôle de l’Hôpital du Cinquantenaire de Kinshasa, a annoncé le Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, vendredi 5 décembre, sur son compte X. Cette décision fait suite à plusieurs défaillances attribuées au gestionnaire privé chargé de l’exploitation de cet établissement sanitaire.

Conformément à un arrêt du Conseil d’État et à une réquisition de la force publique, l’hôpital a été remis dès le 2 décembre 2025 au Comité de gestion provisoire désigné par la justice. Cette transition marque une étape importante dans la gouvernance sanitaire nationale.

Selon le ministère, le retrait du gestionnaire privé a été motivé par une série de manquements contractuels majeurs. Parmi les griefs retenus figurent le non-versement d’un apport financier de 40 millions de dollars, la non-rétrocession de 5 % des recettes hospitalières due à l’État, ainsi que l’absence d’investissements pourtant prévus dans le contrat, notamment la création de centres de cancérologie, de cardiologie interventionnelle et de télémédecine. Le rapport pointe également une comptabilité tenue en violation des normes en vigueur en RDC, l’absence d’un état des lieux préalable, le défaut de rapport narratif annuel et la non-atteinte des objectifs de performance fixés.

Pour les autorités congolaises, cette reprise constitue un tournant crucial. Le ministère affirme que cette décision vise à garantir un accès équitable, sécurisé et de qualité aux soins pour l’ensemble de la population. Il souligne également que le pilotage du dossier a été mené avec rigueur et transparence sous la direction du ministre de la Santé Publique, le Dr Samuel Roger Kamba.

La récupération de l’Hôpital du Cinquantenaire s’inscrit dans une dynamique plus large de refondation du système de santé en RDC, le gouvernement réaffirmant sa volonté de renforcer la gouvernance et de protéger le droit à la santé pour toutes et tous.

Baby MOSHA

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