À 70 ans, la légende congolaise de la rumba, Koffi Olomidé, se projette déjà vers le dernier chapitre de sa carrière musicale. Le « Grand Mopao » a annoncé son intention de consacrer son ultime album à la musique gospel, avec l’ambition d’en faire une œuvre majeure en République démocratique du Congo et au-delà.
« Je pense de plus en plus à mon dernier album. Je suis en train d’y réfléchir depuis un moment. Mon tout dernier album sera un album gospel », a déclaré l’artiste, convaincu que ce projet pourrait devenir « l’un des meilleurs albums gospel congolais de tous les temps, voire du continent ».
Pour Koffi Olomidé, cette orientation vers le gospel ne constitue toutefois pas un virage totalement nouveau. L’artiste rappelle avoir, au fil de sa carrière, consacré plusieurs chansons à Dieu, bien avant l’essor du mouvement des musiciens se revendiquant ouvertement chrétiens.
« À une époque où il n’y avait pas encore cette histoire de soi-disant musiciens chrétiens, moi, je chantais déjà des chansons adressées à Dieu », affirme-t-il, précisant qu’il ne s’agissait pas pour lui d’une démarche destinée à se mettre en avant, mais simplement de l’expression de sa foi.
Le chanteur se montre par ailleurs critique envers ceux qui, selon lui, utilisent aujourd’hui la religion à des fins commerciales. « Quand tu sers Dieu de façon désintéressée, c’est différent », estime-t-il, dénonçant le fait que certains puissent « faire du commerce avec le nom de notre Créateur ».
À travers ce dernier album, Koffi Olomidé entend surtout livrer un témoignage personnel et exprimer sa reconnaissance envers Dieu, qu’il estime l’avoir accompagné durant ses 70 années de vie, malgré les nombreuses rumeurs ayant circulé sur sa santé.
« Dieu m’a gardé sur terre pendant soixante-dix ans, alors que je n’aurais jamais pu l’espérer », confie-t-il, avant de résumer la philosophie de ce projet en une phrase : « Ce sera simplement une manière de dire : Dieu, je t’aime. »
Le projet, dont la date de sortie n’a pas encore été annoncée, pourrait ainsi constituer une conclusion particulièrement symbolique à l’une des carrières les plus marquantes de la musique congolaise.
Baby MOSHA