L’espoir renaît pour trois professionnels des médias détenus à Matadi. Le Tribunal de paix a siégé ce mardi 17 février 2026 en audience foraine à la prison centrale de Camp Molayi afin d’examiner la demande de mise en liberté provisoire des journalistes André Matombe et Moïse Mvumbi, ainsi que de la communicatrice politique Christelle Makengo. La juridiction rendra sa décision dans un délai de 24 heures.
Placés sous mandat d’arrêt provisoire (MAP) depuis le vendredi 13 février 2026, les trois prévenus avaient passé leur première nuit au cachot du Parquet de Grande Instance de Matadi, avant d’être transférés, le samedi 14 février, à la prison centrale de Camp Molayi.
Ils sont poursuivis pour diffamation présumée, une accusation qui a conduit à leur détention provisoire depuis maintenant 72 heures. Cette procédure judiciaire suscite une vive attention dans les milieux médiatiques locaux, où l’on suit de près l’évolution du dossier.

Audience foraine à la prison de Camp Molayi
C’est dans l’enceinte même de la prison centrale que le Tribunal de paix a tenu son audience, une démarche exceptionnelle visant à statuer rapidement sur la requête introduite par la défense. Les avocats des prévenus ont plaidé pour leur remise en liberté provisoire, estimant que les garanties de représentation sont réunies.
À l’issue des débats, le tribunal a pris l’affaire en délibéré. La décision est attendue dans les prochaines 24 heures, un délai crucial pour les trois professionnels des médias et leurs proches.

Entre attente et espoir
Dans les cercles journalistiques de Matadi, l’espoir demeure quant à une issue favorable. Plusieurs observateurs estiment qu’une remise en liberté provisoire permettrait aux concernés de préparer leur défense tout en poursuivant leurs activités professionnelles, dans le respect de la loi.
En attendant le verdict, André Matombe, Moïse Mvumbi et Christelle Makengo restent détenus à la prison centrale de Camp Molayi, suspendus à la décision du Tribunal de paix qui déterminera la suite de cette affaire aux répercussions déjà sensibles dans le paysage médiatique local.
La décision attendue ce mercredi pourrait marquer un tournant décisif dans ce dossier qui interroge, une fois de plus, les rapports entre justice et liberté de la presse en République démocratique du Congo.
Jean LUYINDULA