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RDC : Vital Kamerhe critique la création du FRN et appelle au dialogue

Le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe, a dénoncé la contradiction qu’il perçoit entre les appels à la paix de Joseph Kabila et la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), présenté comme une coalition politico-militaire. Dans un discours prononcé le 13 octobre 2026, il a réaffirmé son soutien au président Félix Tshisekedi et plaidé pour une résolution pacifique des différends politiques.

Vital Kamerhe est monté au créneau contre l’initiative politique attribuée à l’ancien président de la République, Joseph Kabila, à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN). Dans son discours adressé aux Congolais, le président de l’UNC a mis en cause la cohérence entre les appels à la paix du président honoraire et son implication dans une coalition politico-militaire, annoncée à Goma le 12 octobre, selon les faits rapportés dans son intervention.

« On ne peut proposer la paix à notre peuple tout en recourant aux armes », a déclaré Vital Kamerhe, estimant que le recours à la violence est incompatible avec les principes démocratiques et le libre choix des dirigeants par les citoyens.

L’ancien président de l’Assemblée nationale a également évoqué les 18 années de pouvoir de Joseph Kabila, l’appelant à assumer sa part de responsabilité dans le bilan politique et institutionnel du pays.
« On n’efface pas son propre bilan en accusant son successeur », a-t-il affirmé.

Sur le plan politique, Vital Kamerhe a réitéré son soutien au président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu’il a présenté comme son allié et partenaire politique. Il a appelé les Congolais à se mobiliser pacifiquement pour défendre la souveraineté nationale, l’intégrité territoriale et l’ordre constitutionnel.

Évoquant les conséquences des conflits armés, il a rappelé les souffrances des populations, notamment les familles endeuillées, les enfants privés de scolarité et les personnes contraintes de fuir leurs domiciles.

« Notre peuple a suffisamment payé », a-t-il souligné, avant d’inviter les responsables des mouvements concernés à renoncer à la voie armée au profit des négociations.

« À quoi bon prendre les armes pour finir autour de la table de la négociation, alors que le dialogue aurait pu permettre d’éviter tant de pertes en vies humaines ? », s’est-il interrogé.

En conclusion, le président de l’UNC a plaidé pour une sortie du cycle des rébellions et des négociations successives, estimant que la paix, la cohésion nationale et le développement doivent primer sur les ambitions politiques.

Sa déclaration intervient dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo, où la question des groupes armés et de la souveraineté territoriale demeure au cœur du débat politique national.

Jean LUYINDULA

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