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Affaire CFEF : à la Mongala, la société civile réclame le retour d’Alain Lungungu

Derrière la polémique autour de sa suspension, des voix s’élèvent désormais en province. À Mongala, la société civile exprime son incompréhension et plaide pour le maintien d’un Coordonnateur qu’elle associe à des résultats concrets sur le terrain.

Les réactions continuent d’affluer après la suspension controversée du Coordonnateur National de la CFEF, Alain Lungungu Kisoso. Tandis que ses avocats contestent la procédure ainsi que les griefs retenus contre lui, le débat prend de l’ampleur au sein de l’opinion.

Dernière prise de position en date : celle de Jules Mangili Mapange, coordonnateur provincial de la société civile à la Mongala. Ce dernier se dit surpris par cette décision, d’autant plus qu’il affirme avoir, depuis 2024, plaidé pour l’extension des activités de la CFEF dans sa province, au regard des réalisations enregistrées dans le Nord et le Sud-Ubangi dans le cadre du programme PDL-145T.

Selon lui, la CFEF s’est distinguée par une gestion jugée efficace et un niveau d’exécution avancé, comparativement à d’autres zones où les projets sont pilotés par le PNUD. Une performance qu’il dit avoir régulièrement saluée.

Pour rappel, le PDL-145T est mis en œuvre par trois agences : le BCECO, la CFEF et le PNUD.

Pour le compte de la CFEF, au 31 mars 2026, sur les 635 ouvrages programmés, 386, soit 60,8 %, ont déjà été réceptionnés. Il s’agit notamment de 233 écoles primaires, 116 centres de santé et 37 bâtiments administratifs. Par ailleurs, 92 ouvrages supplémentaires (15 %) sont en phase de finition.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs estiment que la CFEF figure parmi les agences les plus performantes du programme, malgré des retards attribués à des contraintes extérieures telles que l’enclavement de certaines zones et l’insécurité.

« Comment expliquer que les médiocres ne soient pas inquiétés et que la méritocratie soit payée en monnaie de singe ? », s’interroge Jules Mangili Mapange, Coordonnateur provincial de la société civile à la Mongala

Cette réalité alimente aujourd’hui un sentiment d’incompréhension : pour une partie de la société civile Mongalaise, les résultats obtenus sur le terrain plaident en faveur de la continuité plutôt que de la rupture.

Frida Mayala

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