7 février 2026
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Kongo Central : l’interpellation du gouverneur Grâce Bilolo adoptée par l’Assemblée provinciale

L’Assemblée provinciale du Kongo-Central a adopté, vendredi 31 octobre 2025, l’interpellation adressée au gouverneur Grâce Bilolo sur la politique générale de son gouvernement. Cette initiative parlementaire est portée par le député provincial Cerlain Gonda, élu du territoire de Madimba

La décision est intervenue à l’issue du débat tenu au point « divers » de la plénière. Sur 21 députés présents, l’interpellation a été adoptée à l’unanimité. La séance a également enregistré 17 absences, un député excusé et un siège encore vacant.

Annonçant la décision de la plénière, le président de l’Assemblée provinciale, Victor Nsuami Mpaka, a indiqué que le document sera officiellement transmis au gouverneur, appelé désormais à se présenter devant les élus provinciaux, conformément à l’article 173, alinéa 1, du Règlement intérieur de l’institution.

Pour sa part, l’initiateur de la démarche, l’honorable Cerlain Gonda, a tenu à dissiper tout malentendu :

« Il ne s’agit nullement d’une motion de défiance ni d’une pétition politique. C’est un exercice normal de contrôle parlementaire prévu par la loi et le Règlement intérieur de l’Assemblée provinciale », a-t-il précisé.

Selon lui, le document de six pages s’appuie notamment sur les articles 170 et 173 alinéa 3 du Règlement intérieur, qui habilitent les députés à contrôler l’action de l’Exécutif provincial. L’interpellation porte sur dix-sept points majeurs touchant les piliers du programme quinquennal provincial, notamment les infrastructures, l’éducation, les finances publiques, la dette provinciale, les mines et les routes de desserte agricole.

Un contrôle parlementaire ou un règlement de comptes ?

Si l’Assemblée provinciale défend un acte normal de reddition des comptes, certains observateurs politiques y voient toutefois une forme de pression politique sur le gouverneur Grâce Bilolo, depuis la perte de sa majorité au sein de l’hémicycle provincial.

Ces analystes s’interrogent sur l’opportunité d’une telle interpellation alors que le chef de l’Exécutif provincial n’a accompli qu’une année sur un mandat de cinq ans :
Pourquoi demander un bilan intermédiaire aussi tôt, alors que les grandes réalisations du programme quinquennal doivent s’étendre sur toute la durée du mandat ?

Les réponses pourraient intervenir dans les prochains jours, avant la clôture de la session de septembre, essentiellement consacrée à l’examen du budget provincial.

La Rédaction

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