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« Mpuku amemi congélateur » : un nom qui fait rire, des conséquences bien réelles

En République Démocratique du Congo, on ne manque décidément pas d’imagination. Après les multiples phénomènes qui font régulièrement parler le pays, voici maintenant « Mpuku amemi congélateur », littéralement « la souris transporte un congélateur ». Un nom qui prête à sourire jusqu’à ce qu’on découvre ce qu’il cache.

Il s’agirait d’une pratique basée sur le mauvais usage et l’association de plusieurs médicaments, consommés sans prescription ni encadrement médical, notamment à des fins récréatives ou pour provoquer une intoxication.

Parmi les produits cités figureraient notamment le diazépam, la prométhazine, la cyproheptadine et le tramadol. Des médicaments qui ont normalement leur place dans une prise en charge médicale, mais qui, utilisés n’importe comment et surtout mélangés, peuvent devenir un cocktail particulièrement dangereux.

Le menu est loin d’être appétissant : somnolence sévère, perte de vigilance, troubles de la mémoire et de la conscience, problèmes de coordination, dépendance et accoutumance. Dans les cas les plus graves, cela peut aller jusqu’aux convulsions ou à la dépression respiratoire, avec un risque potentiellement mortel.

Et comme souvent, les jeunes seraient parmi les plus exposés. Le nom fait rire, mais le produit, lui, peut faire pleurer.

À Kinshasa, on semble parfois capable de donner un nom amusant à presque tout. Mais cette fois, derrière « Mpuku amemi congélateur », il y a surtout un problème de santé publique qui mérite davantage de prévention que de plaisanteries.

Parce qu’entre chercher des sensations et finir aux urgences, la frontière peut être beaucoup plus mince qu’on ne l’imagine.

Baby MOSHA

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