À la Société Congolaise des Droits d’Auteur et des Droits Voisins, connue sous l’abréviation SOCODA COOP-CA, la question de la direction continue de susciter la controverse. Jossar Nyoka Longo et Blaise Bula revendiquent chacun la présidence de cette structure chargée de la défense des droits des auteurs et artistes congolais. Une situation qui entretient la confusion au sein du monde culturel.
Qui dirige officiellement la Société congolaise des droits d’auteur (SOCODA) ? La question reste entière alors que deux figures de la musique congolaise, Jossar Nyoka Longo et Blaise Bula, se réclament de la présidence de cette structure.
Au-delà de la rivalité entre les deux camps, cette situation soulève une préoccupation majeure pour les artistes et ayants droit : à quelle autorité doivent-ils désormais se fier pour la gestion et la défense de leurs droits d’auteur ?
La SOCODA occupe une place importante dans l’écosystème culturel congolais, notamment dans la protection et la gestion des droits liés aux œuvres des artistes. La persistance de cette querelle autour de sa présidence risque donc d’avoir des répercussions sur le fonctionnement de la structure et sur la confiance des bénéficiaires.
Dans ce contexte déjà marqué par la controverse, un nouvel épisode est venu raviver les tensions.
Le 5 août dernier, le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, aurait, dans une correspondance, interdit la tenue d’un point de presse que devait organiser le chanteur Blaise Bula à Kinshasa. Cette rencontre devait notamment porter sur la situation des droits d’auteur en République démocratique du Congo.
Cette intervention du parquet vient ajouter une nouvelle dimension à un dossier qui suscite déjà de nombreuses interrogations dans les milieux artistiques.
Pour les artistes congolais, l’enjeu dépasse désormais la simple querelle de leadership. Beaucoup cherchent à savoir quelle instance est légalement habilitée à parler et à agir au nom de la SOCODA.
En l’absence d’une clarification publique et incontestable des autorités compétentes, les artistes et ayants droit se retrouvent face à deux camps qui revendiquent chacun une légitimité.
Cette situation nourrit l’inquiétude dans le secteur culturel, particulièrement chez les artistes qui attendent de leur société de gestion collective une représentation efficace et transparente de leurs intérêts.
La question fondamentale demeure donc : Jossar Nyoka Longo ou Blaise Bula, qui dirige officiellement la SOCODA ?
Pour mettre fin à la confusion, une clarification fondée sur les textes, les décisions administratives et judiciaires ainsi que sur les actes officiels régissant la SOCODA apparaît nécessaire.
En attendant, le malaise persiste dans le milieu artistique congolais. Et au cœur de cette bataille institutionnelle, une préoccupation demeure : la défense effective des droits des artistes et de leurs ayants droit.
Jean LUYINDULA