À l’approche du Dialogue national inclusif annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi, la mairie de Matadi interdit les manifestations publiques à caractère politique dans le chef-lieu du Kongo Central. Une décision qui intervient à la veille d’une marche que l’opposition envisage d’organiser ce mardi 15 septembre 2026.
Le maire de Matadi, Dominique Nkodía Mbete, a annoncé l’interdiction de toute manifestation publique à caractère politique dans la ville. La mesure concerne notamment les marches, sit-in et autres rassemblements à caractère politique.
Dans un communiqué officiel référencé N° 0025/2026, rendu public lundi 14 septembre, l’autorité urbaine explique que cette décision fait suite aux directives de la haute hiérarchie ainsi qu’aux décisions prises par les autorités provinciales du Kongo Central.
La mairie invite, par conséquent, la population et les acteurs politiques à se conformer à cette mesure, prise dans un contexte politique marqué par la préparation du Dialogue national inclusif annoncé par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Pour assurer l’application de cette décision, les responsables urbains chargés de la sécurité ont été instruits de veiller au respect de l’interdiction. Les bourgmestres des trois communes que compte la ville de Matadi sont également appelés à assurer l’exécution de cette mesure dans leurs juridictions respectives.
Le maire Dominique Nkodía Mbete entend faire appliquer la décision avec rigueur, notamment durant cette période qu’il considère comme particulièrement sensible sur le plan politique.
Cette annonce intervient alors que les autorités congolaises mettent en avant la perspective d’un Dialogue national inclusif, présenté comme un cadre devant réunir différentes composantes de la société autour des questions d’intérêt national.
L’interdiction de la mairie intervient surtout dans un contexte marqué par l’intention annoncée de l’opposition congolaise d’organiser une marche politique ce mardi 15 septembre 2026.
Cette coïncidence pourrait compliquer la tenue de cette mobilisation dans la ville de Matadi, les organisateurs étant désormais appelés à tenir compte des nouvelles directives des autorités urbaines et provinciales.
Le communiqué de la mairie ne précise toutefois pas la durée exacte de l’interdiction ni les éventuelles modalités permettant l’autorisation de certains rassemblements publics.
Jean LUYINDULA